Le Brexit et après ?!

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Quel que soit le résultat du Brexit, ce référendum est symptomatique d’une Union européenne qui n’a plus de colonne vertébrale.

La défiance, le mot est faible, d’une majorité de citoyens européens pour l’Union telle qu’elle se présente, et ce dans tous les pays, ne cesse d’augmenter. Elle représente une majorité de l’opinion dans les plus grands pays.
Abstention, vote populiste et nationaliste, extrême-droite en progression constante, tels sont les signes de sa déliquescence.

De la gestion calamiteuse de la crise grecque à celle, qui ne l’est pas moins, de l’afflux des migrants – et ce n’est pas l’accord entre Bruxelles et la Turquie qui va changer la donne – l’Union n’a cessé de détricoter ses capacités de solidarité.

Elle n’incarne plus un espoir mais une crainte pour des dizaines de millions d’européens.
Combien de fois le signal d’alarme a t’il été actionné pour attirer l’attention des pouvoirs publics sur l’état de l’Union européenne par nombre d’acteurs de la société, notamment le Conseil économique, social et environnemental.

La question posée aujourd’hui est simple et tragique à la fois « peut-on, et comment, sauver l’Union européenne ? »

  • Un consensus est-il encore possible dans une Europe à 28 ? Fait-il sens pour les populations concernées ?
  • Comment faire entendre la voix des citoyens dans un système opaque et tellement désincarné ?
  • Ne faut-il pas aller vers une Europe à la carte, comme c’est déjà le cas pour l’Euro, ou Schengen ?
  • Un véritable budget bien au-delà des 1% du PIB n’est-il pas nécessaire ?
  • Où en est le plan Junker d’aide aux investissements ?
  • Comment continuer à sanctuariser « la concurrence libre et non faussée », sans une fiscalité et un socle social commun progressivement mis en place ?
  • Quels sont les pays prêts à participer à une défense et une politique étrangère commune, réellement européenne ?

Si nos gouvernants, et notamment ceux de la France et de l’Allemagne, ne répondent pas rapidement à ces questions par des propositions concrètes et rapides, l’Union Européenne ne sera plus qu’un monstre bureaucratique perçue par nos populations comme une structure technocratique à éliminer au plus vite.

Jean-Luc Bennahmias, Président du Front démocrate